Actualités Événement d’apprentissage — série de webinaires II : les crédits carbone dans l’agriculture, des cadres à la mise en œuvre sur le terrain
Changement Climatique

Événement d’apprentissage — série de webinaires II : les crédits carbone dans l’agriculture, des cadres à la mise en œuvre sur le terrain

Rendre les projets carbone agricoles crédibles, bancables et centrés sur les agriculteurs.

Crédits carbone dans l’agriculture : des cadres à la mise en œuvre sur le terrain

17 juillet 2026 | En ligne

Après une première session consacrée aux principaux concepts, la deuxième session de la série de webinaires de la Plateforme Agri-PDB sur les crédits carbone dans l’agriculture est passée des notions liées au marché à la mise en œuvre sur le terrain. Elle a réuni Ivano Assenza, de la FAO et du Partenariat pour une alimentation et une agriculture au service d’une transformation durable (FAST) ; Alain Karsenty, du CIRAD ; Gautier Quéru, de Mirova ; Aftab Khairdi, directeur adjoint à la Banque nationale pour l’agriculture et le développement rural (NABARD) ; et Vamsi Krishna M, de Kosher Climate.

Les échanges ont porté sur la manière dont les projets agricoles liés au carbone sont conçus, financés, suivis et déployés à grande échelle, ainsi que sur les conditions nécessaires pour que les agriculteurs et les communautés locales reçoivent une part équitable de la valeur qu’ils créent.

Le message d’ouverture était clair : les banques publiques de développement (BPD) sont bien placées pour relier le financement climatique international aux réalités agricoles locales. Elles comprennent les besoins des agriculteurs et des institutions rurales, tandis que leur mandat public et leurs capacités financières leur permettent de réduire les risques liés aux investissements, d’agréger les petits projets, de mobiliser des capitaux privés et de promouvoir un partage équitable des bénéfices.

La préparation doit précéder la génération de crédits carbone

Ivano Assenza, de la FAO, a ouvert la session par une mise à jour sur l’article 6 de l’Accord de Paris et sur le passage de l’élaboration de règles internationales à leur mise en œuvre nationale. Les pays s’emploient désormais à mettre en place des autorités nationales désignées, des procédures d’autorisation, des registres, des systèmes comptables et des dispositifs institutionnels pour les résultats d’atténuation transférés au niveau international.

Pour les systèmes agroalimentaires, cette transition représente à la fois une possibilité et une responsabilité. Les diapositives de la FAO indiquaient que le secteur ne reçoit que 3,8 % du financement mondial consacré à l’atténuation, alors qu’il représente environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre et offre un potentiel important d’atténuation et d’adaptation. Les marchés du carbone peuvent contribuer à réduire ce déficit de financement, mais ils ne peuvent se substituer à des institutions publiques solides.

Les projets de haute qualité reposent sur des scénarios de référence crédibles, un système robuste de mesure, de notification et de vérification (MRV), des liens clairs avec les contributions déterminées au niveau national (CDN), une comptabilisation transparente du carbone, des garanties sociales et environnementales, ainsi que des règles empêchant le double comptage. Le renforcement des capacités demeure donc un élément central du développement des marchés du carbone.

Trois principes ont structuré la suite de la session :

  • La préparation doit précéder la génération de crédits.
  • L’intégrité est ce qui inspire confiance aux gouvernements, aux investisseurs, aux acheteurs et aux communautés.
  • Les partenariats sont essentiels pour transformer les ambitions climatiques nationales en projets susceptibles d’être financés et créateurs de valeur pour les agriculteurs.

Intégrité, additionnalité et question des droits carbone

Alain Karsenty, du CIRAD, s’est appuyé sur l’expérience des marchés du carbone forestier et sur la question émergente du « carbone souverain » pour mettre en évidence des enjeux également pertinents pour l’agriculture. Le carbone stocké dans les arbres ou les sols ne génère pas, à lui seul, un crédit échangeable. Toute revendication fondée sur un projet doit attribuer les réductions ou les absorptions à des actions précises et démontrer que le résultat s’ajoute à ce qui se serait produit en l’absence d’intervention.

L’intégrité environnementale est donc essentielle. L’additionnalité est nécessaire lorsque les crédits servent à compenser ou à neutraliser des émissions, mais elle est difficile à démontrer et à vérifier. La non-permanence et les fuites constituent d’autres risques : la protection ou la restauration de terres dans un lieu donné n’a qu’une valeur limitée si la pression en faveur de la déforestation ou de la conversion des terres se déplace simplement ailleurs. Les scénarios de référence, les limites du projet et l’échelle de comptabilisation sont donc fondamentaux.

La présentation a également distingué les systèmes de plafonnement et d’échange, qui rationnent les émissions au moyen de permis ou de quotas dans le cadre d’un plafond, des mécanismes de crédit fondés sur des projets, qui émettent des crédits par rapport à un scénario contrefactuel de référence. Selon les règles en vigueur dans une juridiction, les crédits ne peuvent être utilisés comme permis d’émission que dans une mesure limitée, et les quotas et les crédits n’ont pas la même valeur.

Le « carbone souverain » est une autre question qui évolue rapidement. Karsenty a présenté différentes approches, allant de la vente ou de l’achat exclusivement réservés à l’État à la comptabilisation imbriquée, aux taxes ou au partage obligatoire des crédits, à l’utilisation exclusivement nationale et à des ventes plus permissives sur le marché volontaire. Dans le cadre de l’article 6, les transferts internationaux exigent l’autorisation du pays hôte et, le cas échéant, des ajustements correspondants afin qu’un même résultat d’atténuation ne soit pas comptabilisé à la fois par le pays hôte et par l’acheteur. L’incertitude entourant ces règles détermine qui peut vendre des crédits et si les projets peuvent devenir finançables.

Des revenus carbone au financement de projets

Gautier Quéru, de Mirova, a expliqué comment le marché volontaire du carbone se structure à mesure que les investisseurs et les entreprises acheteuses utilisent une gamme plus étendue d’instruments financiers. Selon ses diapositives, près de 20 milliards USD ont été engagés dans des achats anticipés de crédits carbone entre 2023 et 2025, dont 12,25 milliards USD annoncés en 2025. La valeur de ces contrats d’achat était plus de douze fois supérieure à celle des crédits retirés en 2025.

 

Quatre types de transactions ont été mis en évidence :

  • Les accords de préachat, dans lesquels un acheteur fournit des capitaux initiaux en échange d’un volume déterminé de crédits futurs.
  • Les accords de streaming, dans lesquels des capitaux initiaux sont échangés contre une part convenue des futures émissions de crédits pendant une période définie.
  • Les accords d’achat à terme, qui engagent un acheteur à acquérir un volume futur prédéterminé à un prix convenu, sans nécessairement fournir de capitaux initiaux.
  • Les transactions au comptant ou par courtage, qui couvrent le paiement et la livraison immédiats de crédits déjà émis.

Quéru a illustré ces structures au moyen de projets soutenus par Mirova à Madagascar, en Inde, au Costa Rica et en Afrique du Sud. Les exemples portaient sur l’agroforesterie communautaire, l’agriculture régénératrice, le reboisement, le pâturage tournant et la restauration de terres agricoles dégradées. Ils ont également montré comment des véhicules ad hoc, des mécanismes de préachat, la participation d’institutions de financement du développement et des garanties peuvent améliorer le profil de risque des projets et mobiliser des volumes de capitaux plus importants ; dans le cas sud-africain, la Banque mondiale a ensuite soutenu un financement par obligation fondée sur les résultats.

Le point de vue d’une banque publique de développement : la NABARD

Aftab Khairdi, directeur adjoint à la NABARD, a présenté une analyse transversale de quatre dimensions : la conception des projets, le dispositif opérationnel, les principaux défis sur le terrain et les enseignements tirés. Dans les contextes caractérisés par de petites exploitations morcelées, les projets nécessitent l’agrégation des agriculteurs, une infrastructure de données fiable, la vérification juridique des droits fonciers, l’examen d’organismes de validation et de vérification, ainsi qu’un partage transparent des bénéfices. Il a comparé trois voies : l’ARR — boisement, reboisement et revégétalisation —, qui exige une stratification des terres dégradées, la sélection d’une norme, la conception des plantations et une attention particulière aux droits fonciers non documentés ; l’ALM — gestion des terres agricoles —, qui nécessite des scénarios agricoles de référence, une conception axée sur la réduction du méthane et un système MRV couvrant des parcelles morcelées ; et le biochar, qui requiert une méthode d’absorption, une analyse du cycle de vie, des systèmes de pyrolyse certifiés et des utilisations viables au-delà des revenus carbone.

 

Le cycle de projet présenté par la NABARD dépasse généralement 18 mois avant les versements : les études de faisabilité, les vérifications juridiques des droits fonciers et les approbations préliminaires des parties prenantes sont suivies par la documentation de conception du projet, la modélisation du scénario de référence, les visites sur le terrain des organismes de validation et de vérification, le dépôt auprès d’un registre, l’enregistrement officiel, le suivi et, enfin, l’émission des crédits. Les agriculteurs peuvent fournir un travail considérable sur le terrain bien avant que les revenus carbone ne soient disponibles, ce qui rend indispensables une communication patiente et un financement initial.

La NABARD avait récemment créé un Fonds carbone axé sur le financement par emprunt et l’octroi de subventions pour le développement de projets carbone. Khairdi a également décrit des modalités de financement destinées à combler les longs délais avant la perception des revenus : utilisation des futurs crédits carbone comme garantie, prise en charge des intérêts pendant la phase de construction et moratoires pouvant aller jusqu’à quatre ans sur les prêts à terme. L’enseignement plus général est que le respect technique d’une norme carbone doit être intégré aux réalités économiques des communautés locales.

Enseignements tirés de la réduction du méthane dans la riziculture

Vamsi Krishna M, de Kosher Climate, a présenté une étude de cas de terrain sur l’alternance d’humidification et d’assèchement (AWD) dans la riziculture. Selon les diapositives de Kosher Climate, l’AWD peut réduire les émissions de méthane (CH4) jusqu’à 48 % par rapport aux champs continuellement inondés, où la décomposition anaérobie produit du méthane. Cette pratique consiste à laisser le niveau de l’eau baisser avant de reprendre l’irrigation ; les agriculteurs utilisent un tube perforé pour surveiller ce niveau et irriguer au moment opportun.

Kosher Climate a indiqué avoir déployé l’AWD sur plus de 50 000 hectares en Inde, parallèlement à des projets pilotes couvrant environ 500 hectares en République démocratique populaire lao et 700 hectares au Cambodge. La séquence de mise en œuvre sur le terrain comprend la sélection des sites, les études de référence et de faisabilité, l’identification et la formation des partenaires locaux, la sensibilisation des agriculteurs et la consultation des parties prenantes, le consentement libre, préalable et éclairé, l’intégration des agriculteurs, les formations saisonnières et l’installation de tubes de mesure de l’eau géolocalisés par GPS.

Après la mise en œuvre, le modèle de vérification à trois niveaux associe :

  • Des images satellitaires, notamment des données radar à synthèse d’ouverture (SAR) et optiques, afin de cartographier les limites des champs, les cycles de culture du riz et les épisodes de drainage.
  • Des données de terrain provenant des registres des agriculteurs et d’une application mobile géorepérée, notamment les épisodes d’aération, les registres fonciers et les renseignements sur les agriculteurs.
  • Des capteurs de profondeur d’eau relevant de l’Internet des objets dans des parcelles témoins, afin d’étalonner et d’affiner le suivi satellitaire.

Le recoupement de ces trois niveaux améliore la traçabilité, mais la technologie ne supprime pas la nécessité d’une confiance locale. Les agriculteurs peuvent craindre des pertes de rendement, hésiter à adopter des pratiques inconnues, subir une pression sociale ou abandonner le projet lorsque l’émission des crédits et les paiements prennent plus de temps que prévu. L’expérience de Kosher Climate a démontré l’intérêt de commencer avec des pionniers de confiance, d’utiliser les résultats locaux en matière de rendement pour effectuer des démonstrations entre pairs et de formaliser la participation au moyen d’accords signés de partage des revenus.

L’étude de cas a également confirmé l’importance de mener un projet pilote avant tout déploiement à grande échelle. Un pilote permet au promoteur du projet et à ses partenaires financiers de tester l’engagement des agriculteurs, les opérations sur le terrain, la collecte des données, les outils numériques et la méthode retenue avant de s’engager sur une superficie beaucoup plus vaste.

Ce que les échanges signifient pour les BPD

Les présentations ont fait ressortir plusieurs points d’entrée concrets pour les banques publiques de développement :

  • Financer la préparation et la conception des projets. Les évaluations de référence, les études de faisabilité, la cartographie des parties prenantes et la sélection des méthodes doivent être financées avant qu’un projet puisse générer des revenus.
  • Soutenir les projets pilotes. Des démonstrations à plus petite échelle peuvent valider les hypothèses techniques, révéler les contraintes locales et produire des données probantes pour les investissements ultérieurs.
  • Renforcer l’agrégation et la mise en œuvre locale. Les coopératives, les organisations de producteurs agricoles, les banques locales et les partenaires de mise en œuvre de confiance peuvent réduire les coûts de transaction et améliorer la participation à long terme.
  • Investir dans les systèmes MRV et les systèmes de données. Une infrastructure numérique partagée, la télédétection, la collecte locale de données et la vérification indépendante peuvent renforcer la crédibilité et réduire les coûts de suivi.
  • Recourir à un financement mixte et patient. Les subventions, les prêts concessionnels, les garanties, les périodes de grâce et les accords d’achat à long terme peuvent combler l’écart entre les dépenses initiales et les revenus ultérieurs provenant des crédits.
  • Mettre les projets en relation avec des acheteurs crédibles. Une mobilisation précoce des acheteurs peut clarifier les exigences de qualité et faciliter le financement, mais les accords à terme doivent être suffisamment fermes et transparents pour rassurer véritablement les prêteurs.
  • Protéger les agriculteurs et les communautés. Les droits carbone, le consentement libre, préalable et éclairé, les systèmes de paiement transparents et le partage équitable des bénéfices doivent être établis avant la mise en œuvre du projet.

Intégrité des crédits, réduction des risques et partage des bénéfices

Kosher Climate a établi un lien entre l’intégrité des crédits et les normes reconnues, un système MRV robuste et transparent, les technologies numériques et la vérification indépendante. Les outils de réduction des risques proposés aux BPD comprenaient la préparation initiale des projets, le financement des projets pilotes, le financement mixte, les accords d’achat à long terme et l’investissement dans les capacités locales.

La présentation a également souligné l’importance d’un partage transparent des bénéfices, de mesures incitant à une adoption précoce, de systèmes de paiement traçables, du réinvestissement dans la durabilité à long terme et d’avantages pour les communautés au-delà des revenus carbone. La coordination entre les BPD internationales et nationales peut associer l’expertise en matière de financement climatique et l’accès aux marchés mondiaux aux connaissances locales, à l’alignement sur les politiques publiques et aux relations institutionnelles.

 

Questions-réponses

La séance de questions-réponses a porté sur les limites pratiques du développement de projets.

  • Question : Quel financement initial et quelle durée de financement sont appropriés pour lancer un projet carbone destiné aux petits exploitants agricoles ?
  • Réponse : Vamsi Krishna a recommandé de commencer par un projet pilote représentatif d’environ 200 à 1 000 hectares. Un pilote techniquement réussi permet de tester les opérations sur le terrain et le système MRV ; aux alentours de 1 000 hectares, le projet peut également mener en parallèle le processus d’enregistrement et de vérification du carbone. Une fois le pilote et le système DMRV/MRV éprouvés, une superficie plus vaste peut être ajoutée au cours des saisons suivantes, sous réserve de la norme applicable et des règles relatives à la taille du projet.

 

  • Question : Quel est le principal défi lié au système MRV dans les systèmes de séquestration du carbone faisant intervenir de petits exploitants ?
  • Réponse : Deux défis liés ont été recensés : concevoir un système robuste lorsqu’une méthode peut préciser les données à enregistrer sans indiquer exactement comment les recueillir, et mettre ce système en œuvre dans des fenêtres agricoles très courtes. Dans le cas de l’AWD, par exemple, les équipes de terrain peuvent ne disposer que de trois ou quatre jours pour documenter l’assèchement de nombreuses parcelles dispersées avant la reprise de l’irrigation. La collecte en temps voulu des données de terrain, la précision des registres et les coûts de transaction élevés constituent donc des contraintes majeures.

 

  • Question : Quels sont les principaux défis liés à la négociation d’un VERPA (accord d’achat de réductions d’émissions vérifiées) ou d’un autre accord d’achat à terme avec des investisseurs potentiels ?
  • Réponse : Le principal défi consiste à faire coïncider le calendrier du projet avec celui de la diligence raisonnable et de la conclusion de l’accord par l’acheteur. Les grands acheteurs peuvent mettre de six à dix-huit mois, voire davantage, pour mener à bien leur diligence raisonnable, et les promoteurs doivent identifier des acheteurs ayant une demande précise et une échéance interne. L’accord doit également être suffisamment ferme : des feuilles de conditions sans échéance ou fortement conditionnelles n’offrent généralement pas la certitude dont un prêteur tel que la NABARD aurait besoin pour financer le projet.

 

  • Question : Quelle approche peut favoriser un système MRV fiable pour l’agriculture familiale et les systèmes d’élevage extensif ? Que doit faire une banque agricole si le pays ne dispose d’aucun registre et que sa stratégie relative à l’article 6 en est encore à ses débuts ?
  • Réponse : Le marché volontaire du carbone peut constituer une possibilité tant que le cadre national de l’article 6 reste en cours d’élaboration, même si la demande peut progressivement se déplacer vers les crédits du Mécanisme d’octroi de crédits de l’Accord de Paris (PACM). Alain Karsenty a estimé que l’octroi de crédits carbone à l’échelle de la parcelle convient souvent mal aux petits exploitants, car la rigueur du système MRV et la gestion de la non-permanence entraînent des coûts de transaction très élevés. Un programme de paiement pour services environnementaux récompensant les pratiques agro-sylvo-pastorales pourrait constituer une solution plus pratique. Un tel programme national ou juridictionnel pourrait être financé en partie par des revenus carbone évalués à l’échelle territoriale, sans rémunérer directement chaque agriculteur pour la quantité mesurée de carbone stockée sur une parcelle individuelle.

 

Principaux enseignements

La session a montré que le financement carbone agricole ne consiste pas simplement à déterminer le potentiel d’atténuation et à émettre des crédits. La réussite des projets exige un cadre public favorable, une activité agricole sous-jacente viable, des capitaux patients, des partenaires locaux de confiance, des données crédibles et un modèle de partage des bénéfices compris par les agriculteurs.

Pour les BPD, les possibilités ne se limitent pas à l’achat ou à la vente de crédits carbone. Leur principale contribution pourrait consister à construire le système qui entoure le crédit : financer la préparation, réduire les risques initiaux, agréger les petits exploitants, renforcer le système MRV, mettre les projets en relation avec les acheteurs et veiller à ce que le financement climatique favorise des moyens d’existence ruraux résilients.

Les marchés du carbone peuvent constituer une partie de la solution, mais uniquement si l’intégrité, la valeur économique locale et la participation des agriculteurs sont intégrées au projet dès le départ.

 

Enregistrement et présentations

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